Tia CIBRARIO Yoan CÈBE Nicolas MASSOT

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I. Comment fonctionne le système terre ?

II. Les facteurs anthropiques

     Ainsi, l’atmosphère se réchauffe par l’intermédiaire de facteurs naturels, cependant, l’augmentation des températures actuelle n’est pas due à des phénomènes physiques. La Terre se réchauffe bien plus vite qu’elle ne l’aurait fait “d’elle-même”.

1. Une situation inquiétante

 

Le changement climatique, tout le monde en parle… On sait qu’a l’avenir, il causera de nombreux problèmes :

  • Aridification
  • Sécheresse
  • Montée des eaux
  • Alimentation
  • Ressources et accessibilité à l’eau
  • Santé
  • Intensification et augmentation de la fréquence d’évènements climatologiques extrêmes

Les conséquences seront d’autant plus dramatiques si l’on n’agit pas immédiatement. Le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) prévoit quatre scenarii en fonction de l’évolution de nos émissions de GES ; du plus optimiste au plus pessimiste :

  • RCP 2.6 : Scénario à très faibles émissions avec un point culminant avant 2050
  • RCP 4.5 : Scénario avec stabilisation des émissions avant la fin du XXIe siècle à un niveau faible
  • RCP 6.0 : Scénario avec stabilisation des émissions avant la fin du XXIe siècle à un niveau moyen
  • RCP 8.5 : On ne change rien. Les émissions de GES continuent d’augmenter au rythme actuel.

 

À noter qu’actuellement, on se situe entre les scenarii RCP 4.5 et RCP 6.0.
Aussi, on voit sur le graphique ci-dessous que quoique nous fassions, l’augmentation de température est toute tracée pour les 20 prochaines années, puisqu’une forme d’inertie s’est installée dans les océans. En effet, les océans sont le premier puits à carbone au monde. Toutefois, ils en rejettent aussi.

Le RCP 8.5 pourrait correspondre à une hausse de la température supérieure à 4 °C en moyenne, ça signifierait que le sud de l’Europe ressemblerait au Sahara, que la neige disparaîtrait de la chaîne de l’Himalaya, que les moussons asiatiques seraient modifiées et qu’on assisterait à des pénuries d’eau aux Etats-Unis.

Concrètement, il faut réduire les émissions de GES à l’échelle mondiale, et ce, sur le long terme. Malheureusement, de nos jours, la tendance ne semble pas s’améliorer.
Malgré les éléments alarmants, il semble y avoir relativement peu de prise de conscience de la part de la population. En parallèle, on ressent un désespoir grandissant quant à l’avenir sur Terre…

 

En tout cas, c’est ce que montre le sondage de l’ADEME 2019 puisque…

  • 25% des Français pensent que le réchauffement climatique est uniquement un phénomène naturel qui a toujours existé

L’effet de serre est initialement un phénomène naturel, par contre, le réchauffement climatique (l’aggravation de l’effet de serre) est causé par l’Homme.


Bien évidemment, il faut nuancer ces résultats puisque les réponses varient très fortement selon l’âge : 91 % des 15-17 ans pensent que la cause des changements climatiques est anthropique alors que c’est 71 % pour les personnes de 65 ans et plus. Les opinions politiques sont un autre facteur de différenciation : “ 83 % des partisans de La République en Marche privilégient la cause anthropique contre 65 % de ceux des Républicains, et 57 % au Rassemblement National”. (ADEME)

 

  • La population est de plus en plus pessimiste au sujet de l’avenir climatique. Voici les résultats à la question : Est-il faisable de limiter le réchauffement climatique ?

Le degré total de pessimisme a augmenté depuis quelques années. Il est le plus élevé dans les réponses des 15-17ans (75%) et des personnes qui s’intéressent particulièrement à l’environnement.

Le seul élément qui a “stoppé” momentanément la progression des GES a été l’épisode de la pandémie de COVID : d’après Atlas de l’anthropocène (référence), en 2020, un recul des émissions de 7% a été observé par rapport à 2019.

Pour information, si l’on souhaite atteindre l’objectif des accords de Paris visant une division par 2 des émissions mondiales de GES en 2050, il faudrait que, dans les pays industrialisés, la baisse observée pendant le COVID se poursuive chaque année au même rythme. Autrement dit, pour arriver à respecter l’objectif, il faudrait une crise comme le Covid tous les ans…

 

Attendez, pourquoi on parle “que” des pays industrialisés ?

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’il existe une déconnexion entre les zones “émettrices” de GES et les zones où les impacts du changement climatiques sont les plus importants. C’est-à-dire qu’on observe une injustice climatique. D’après les mots du GIEC : “les communautés vulnérables qui ont le moins contribué au changement climatique historiquement sont touchées de manière disproportionnée”. Il y a un effet d’externalités qui implique que les pays qui participent le plus à aggraver l’effet de serre ne sont pas forcément ceux qui en pâtissent le plus. Ainsi, ce sont les pays les plus pauvres qui subissent le plus les effets du changement climatique qui est majoritairement dû aux activités des pays les plus riches.

2. Une situation différenciée spatialement

Commençons à réfléchir à cela plus en détail :

Les effets, bien que dangereux pour l’ensemble du globe, seront plus ou moins marqués selon les territoires. La hausse de la température n’est pas homogène sur Terre.

 

  

  • D’une manière globale, on voit que c’est l’hémisphère nord qui se réchauffe le plus du fait de la surreprésentation des terres émergées
  • Les zones où le réchauffement est le plus important sont les pôles et les montagnes, puisque la fonte des neiges signifie une baisse de l’albédo et une augmentation du forçage radiatif et de la chaleur : c’est une boucle de rétroaction positive.
  • On sait aussi que le bassin méditerranéen se réchauffe environ 20% plus vite que le reste du monde
  • Pour l’instant, ce sont les océans qui sont le moins impactés, mais si leur température venait à augmenter considérablement à l’avenir, les conséquences pourraient être catastrophiques.


​Certaines régions sont plus impactées que d’autres, comme vous pouvez le voir sur la carte ci-contre, ou sur l’IFrame ci-dessous, où vous pouvez voir les fameuses Climate stripes. Essayez de regarder l’évolution de la température en faisant change region > Europe > Iceland.

La responsabilité dans le changement climatique est plus ou moins importante selon les pays. En particulier, elle diffère selon que le territoire soit un “pays du nord” ou bien un “pays du sud”.

 

Les pays du monde peuvent être caractérisés comme étant du « Nord » et du « Sud » selon leurs critères de développement. Willy Brandt (1980) parlait d’une “limite / fracture nord-sud” illustrant ainsi les inégalités de développement à l’échelle mondiale. Avec une approche binaire, on peut donc distinguer le « Nord » qui désigne les pays développés (le RNB par habitant du pays est supérieur à la moyenne mondiale du RNB) et le « Sud » faisant référence aux pays en développement ou aux pays les moins avancés (le RNB par habitant du pays est inférieur à la moyenne mondiale du RNB).
(Bien évidemment cette classification peut être critiquée puisqu’elle n’est pas parfaite, typiquement, il existe des pays du Nord dans l’hémisphère sud comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande ou encore Israël et Singapour). (GéoConfluences)

Pour résumer, notre objectif sera de voir comment sont réparties les émissions de GES par pays et de comparer la contribution au changement climatique entre les pays des Suds et les pays du Nord :

 

Comment la distribution des émissions de GES des pays est révélatrice des différences de richesses et de développement ?


En quoi les Objectifs du Développement Durable ne sont “pas acceptables” pour les pays en développement ?